Hausse des défaillances d’entreprises : la procédure collective, une arme stratégique plutôt qu’un échec

Été 2025 : les derniers chiffres publiés par la Banque de France confirment une hausse continue des faillites et procédures collectives, touchant particulièrement le BTP, le commerce de détail et la restauration.

Valentin Durand Avocat à Caen

Pourquoi cette affaire est importante ?

  • Parce qu’un nombre croissant de dirigeants se retrouvent contraints d’ouvrir une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation).
  • Parce que cette démarche est encore perçue comme un aveu d’échec, alors qu’elle peut devenir un levier stratégique pour protéger et restructurer l’entreprise.
  • Et parce qu’anticiper cette situation permet d’éviter la cessation des paiements et d’obtenir des conditions bien plus favorables.
  • Trop souvent, les dirigeants consultent leur avocat trop tard, alors que les marges de manœuvre sont déjà réduites.

Quels risques en cas d’anticipation insuffisante ?

  • Perte du contrôle de l’entreprise au profit de l’administrateur judiciaire,
  • Liquidation judiciaire au lieu d’un plan de continuation ou de cession,
  • Engagement de la responsabilité personnelle du dirigeant (faute de gestion, faillite personnelle),
  • Atteinte durable à l’image auprès des partenaires et financeurs.

Que faire pour transformer la crise en opportunité ?

  • Consulter un avocat avant la cessation des paiements,
  • Envisager la procédure de sauvegarde pour geler les dettes et renégocier,
  • Mettre en place une stratégie de négociation avec les créanciers (banques, fournisseurs, fisc, URSSAF),
  • Identifier les actifs essentiels à préserver et préparer un plan de rebond.